- 🎥 La Singla, doc Feroz qui honore une bailaora sourde oubliée
- 💃 Helena Kaittani, Cordouane, incarne sa quête émouvante
- 🔥 Flamenco résilient : voix aux femmes ignorées d'Andalousie
Et si une oubliée du flamenco, sourde et résiliente, revenait hanter les scènes d'Andalousie grâce à un doc poignant ? Helena Kaittani, actrice cordouane, lui donne vie dans 'La Singla', lauréat Feroz. Plongez dans cette quête émouvante qui révèle les ombres talentueuses de notre culture. Un hommage vibrant à Córdoba et au-delà.
Une icône sourde ranimée par le cinéma
Imaginez une bailaora des années 70, sourde, triomphant sur les planches malgré l’oubli : c’est Antonia Singla, remise en lumière par le documentaire La Singla de Paloma Zapata. Primé aux Feroz comme meilleur doc, il concourt aussi aux Prix Carmen de l’Académie du Cinéma d’Andalousie. Ce film hybride, mi-fiction mi-réalité, suit Helena Kaittani, actrice cordouane, sur les traces de cette légende du flamenco. Franchement, en le voyant, on sent le Guadalquivir palpiter au rythme des palmas oubliées.

Helena Kaittani : quand Córdoba danse avec l’histoire
Née à Córdoba, Helena Kaittani porte déjà en elle le feu andalou. Séduite par le rôle après son succès dans un biopic sur Rocío Jurado, elle avoue : "C’était une grande découverte, je suis tombée amoureuse de cette danseuse monumentale." Sa performance captive, mêlant recherche haletante et rencontre réelle avec Singla à Santa Coloma. Ce moment, qu’elle décrit comme un rêve réalisé, bouleverse et humanise le récit.
"Ce film était absolument nécessaire pour rendre justice à une artiste extraordinaire tombée dans l’oubli." – Helena Kaittani
La critique salue sa capacité à insuffler vie à cette figure résiliente, issue d’une famille modeste, qui a lutté pour briller dans les tablaos des années 60-70.
Trois clés pour saisir l’impact de La Singla
- Résilience sourde : Singla danse sans entendre, défiant les normes du flamenco pur.
- Voix aux invisibles : Un cinéma inclusif qui éclaire les femmes effacées par l’histoire.
- Liens andalous : De Córdoba à l’Andalousie, un hommage via une actrice locale.
Pour en savoir plus sur les Prix Carmen, consultez le site de l’Académie du Cinéma d’Andalousie. Ce lien officiel détaille les nominations et la cérémonie.

Le flamenco, écho des oubliés
Au-delà des prix – ce samedi aux Carmen, Helena rivalise avec Kiti Manver ou Inma Cuesta –, La Singla questionne : combien d’artistes andalouses attendent leur Helena ? Diffusé sur Movistar dès le 8 mars, il coïncide avec la Journée des droits des femmes. J’ai ressenti ça en arpentant la Judería : ces patios résonnent encore de pas invisibles, et ce film les fait danser à nouveau. Si vous passez à Córdoba, cherchez un tablao discret – goûtez-y l’essence de Singla un soir d’été.
Ça m’a frappée, cette connexion : comme si le flamenco, né dans l’ombre des Guadalquivir, refusait l’oubli. Une leçon pour nous, voyageurs curieux : creuser les silences révèle les plus belles zapatéos.
Questions fréquentes
La Singla est-elle vraiment sourde ?
Oui, Antonia Singla était sourde de naissance, ce qui rendait ses chorégraphies intuitives et viscérales. Un tip : regardez les rushes du film pour voir comment le son guide son corps malgré tout.
Où voir le documentaire ?
Sur Movistar+ à partir du 8 mars. Vérifiez les festivals comme Málaga pour des projections live – idéal si vous êtes en Andalousie.
Helena Kaittani a-t-elle d’autres rôles flamenco ?
Pas exclusivement, mais son amour pour le genre infuse ses projets, comme sa tournée théâtrale actuelle. Suivez-la pour des surprises cordouanes.
