Greta García à Cordoue : l’irrévérence à La Romántica

Intérieur d'une librairie indépendante à Cordoue avec des étagères en bois et une lumière tamisée créant une ambiance littéraire chaleureuse.
  • 📖 Une présentation littéraire sous le signe de l'humour noir
  • 💃 Le retour à Cordoue d'une artiste multidisciplinaire majeure
  • 📍 Une immersion dans l'effervescence culturelle de La Romántica

Greta García sera à Cordoue le 24 mars pour présenter son nouveau livre. Après le succès de Solo quería bailar, l'artiste multidisciplinaire revient avec une œuvre provocatrice sur les liens familiaux. Une rencontre intime à la librairie La Romántica pour décoder son style unique.

Greta García sera à Cordoue le mardi 24 mars 2026 pour présenter son dernier ouvrage, Muere, papá. Cette rencontre, organisée à la librairie La Romántica à 19h00, marque le retour d’une voix singulière qui fusionne danse, cirque et littérature brute. Un rendez-vous attendu par la scène culturelle locale.

L’événement, qui se tiendra au cœur du quartier historique, ne sera pas une simple lecture linéaire. L’auteure sera accompagnée de l’artiste Cámara Pasadas pour une discussion qui promet de bousculer les conventions habituelles des présentations littéraires.

Info Pratique
Détails

Date
Mardi 24 mars 2026, 19h00

Lieu
Librería La Romántica (Calle Pérez de Castro, 10)

Prix
Entrée libre (capacité limitée)

Accès
Centre historique, proche de la Plaza de las Tendillas

Pourquoi Greta García bouscule-t-elle les codes à Cordoue ?

Greta García n’est pas une écrivaine comme les autres. Danseuse et artiste de cirque de formation, elle injecte dans ses textes une physicalité et une urgence que l’on retrouve rarement dans la narration andalouse classique. Sa venue à Cordoue s’inscrit dans une dynamique où la ville, souvent perçue comme un bastion de la tradition, s’ouvre à des propositions beaucoup plus radicales.

Ce qui rend sa présence ici particulière, c’est le contraste. La librairie La Romántica, avec son atmosphère feutrée et ses étagères chargées d’histoire, devient le théâtre d’une exploration de l’intime parfois cruelle. À 19h00, avant que les derniers rayons du soleil ne quittent les ruelles de la Judería, la file d’attente s’étire souvent devant le numéro 10 de la rue Pérez de Castro. La dernière fois que j’y étais pour une signature, l’ambiance y était électrique, loin du silence solennel des bibliothèques.

Cette énergie rappelle celle de certaines performances contemporaines que l’on peut voir au conservatoire ou lors de représentations comme celle de Théâtre à Cordoue : Las Mortero, où la mémoire et le corps se percutent.

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Qu’est-ce qui se cache derrière "Muere, papá" ?

Après le séisme provoqué par son premier roman Solo quería bailar — qui a dépassé les 11 000 exemplaires vendus et raflé le prix Ojo Crítico — García s’attaque cette fois au totem familial. L’ouvrage a été conçu en collaboration avec son propre père, l’artiste José Toro, qui illustre le livre.

Le mécanisme de l’œuvre est fascinant : elle utilise la fantaisie de la mort paternelle comme un outil pour exorciser les peurs. C’est une réflexion sur la culpabilité, l’identité et les limites de la fiction. Franchement, voir une telle énergie punk dans une ville souvent jugée classique est rafraîchissant.

« Écrire avec mon père était une façon d’exorciser les peurs les plus intimes, là où la fiction dépasse la réalité (traduction). »
— Greta García, lors d’un entretien avec la maison Tránsito Editorial

L’auteure joue sur une ligne de crête entre l’ironie et la crudité, une approche qui séduit un public cordouan de plus en plus friand de récits qui ne s’encombrent pas de filtres nostalgiques. Ce livre est une enquête sur la façon dont nous construisons nos propres personnages au sein de la cellule familiale.

L’impact de la nouvelle narration andalouse

La présentation de ce livre n’est pas un événement isolé. Elle témoigne d’un renouveau culturel où les artistes multidisciplinaires prennent le pouvoir sur le récit. Cordoue ne se contente plus de célébrer son passé romain ou omeyyade ; elle devient un laboratoire pour des créateurs qui, comme Greta García, utilisent l’humour comme outil de résistance.

Pour le visiteur, assister à une telle soirée est l’occasion de découvrir la ville par ses marges créatives. C’est ici que l’on comprend que Cordoue est aussi une ville de librairies indépendantes vibrantes et de débats passionnés. En intégrant ces moments à votre parcours, vous sortez du simple circuit monumental pour toucher à la réalité intellectuelle d’une ville en pleine mutation, comme le soulignent souvent les guides de l’Office de tourisme de Cordoue.

En 2023, Greta García a vendu 11 000 exemplaires de son premier roman sans aucune promotion télévisée ; sa venue à Cordoue en 2026 confirme que le bouche-à-oreille reste la force la plus puissante de la littérature indépendante.

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Questions fréquentes

Faut-il avoir lu son premier livre pour assister à la présentation ?

Absolument pas. Bien que son premier succès, Solo quería bailar, donne des clés sur son style, Muere, papá explore une thématique familiale autonome. La rencontre est pensée comme un échange sur le processus créatif et la collaboration artistique, accessible à tous les curieux.

La librairie La Romántica est-elle facile d’accès ?

Située rue Pérez de Castro, elle se trouve à quelques minutes à pied de la Plaza de las Tendillas. Le quartier est piétonnier, il est donc conseillé de se garer dans les parkings périphériques du centre (comme celui de la Victoria) et de finir le trajet à pied pour profiter de l’ambiance des ruelles. C’est l’une des meilleures activités culturelles pour terminer une journée de visite.