- 🎬 Le dernier Almodóvar crée un contraste saisissant entre Noël et le printemps
- 🍿 Une sélection variée allant de l'horreur aztèque à l'animation japonaise culte
- 📍 Des conseils d'initiés pour choisir votre salle avant la saison des cinémas d'été
Le cinéma à Cordoue surprend cette saison avec Amarga Navidad, le nouveau drame de Pedro Almodóvar. Entre l'angoisse d'un sifflet aztèque et la poésie de l'animation japonaise, les écrans cordouans proposent un refuge culturel indispensable avant la chaleur de l'été.
Le cinéma à Cordoue offre une parenthèse inattendue alors que les températures grimpent. En ce printemps 2026, la programmation bouscule nos habitudes avec le dernier Almodóvar, une œuvre hivernale projetée sous le soleil andalou. C’est le moment idéal pour s’engouffrer dans la fraîcheur des salles obscures avant l’effervescence des festivals de mai.
Infos pratiques pour votre séance
- Lieux principaux : Cinesur El Tablero (Nord), MK2 Cinesur Guadalquivir (Sud).
- Tarifs : Entre 7,50 € et 9,50 € (réductions le mercredi, jour du spectateur).
- Accès : Parkings gratuits sur place pour les deux complexes ; lignes de bus 10 et 11 pour El Tablero.
Le paradoxe saisonnier de Pedro Almodóvar
Il est rare de voir le calendrier cinématographique défier les saisons de manière aussi frontale. D’ordinaire, les films d’hiver sortent en décembre, et les blockbusters estivaux en juillet. Avec Amarga Navidad, Pedro Almodóvar brise ce cycle. Le réalisateur nous plonge dans une ambiance de fêtes de fin d’année alors que l’odeur de la fleur d’oranger commence à peine à envahir les rues de la Judería.
L’histoire suit Elsa, une directrice de publicité incarnée par Bárbara Lennie, qui se réfugie dans le travail après le décès de sa mère. Ce drame explore le déni et la crise de panique, des thèmes chers au cinéaste. Le contraste est saisissant : tandis que vous sortez d’une salle climatisée après avoir vu la neige madrilène à l’écran, vous retrouvez la lumière crue de l’Andalousie. C’est cette dissonance qui rend l’expérience unique cette année.
Concrètement, cela signifie que le public cordouan, très attaché aux rythmes saisonniers, trouve ici un contrepoint émotionnel à la joie habituelle du printemps. J’ai observé que les séances de fin d’après-midi, vers 18h, sont les plus prisées par les locaux qui cherchent à éviter le dernier pic de chaleur de la journée.

Entre terreur aztèque et animation japonaise
Pour ceux qui préfèrent l’adrénaline à la mélancolie almodovarienne, le réalisateur Corin Hardy propose Whistle : El silbido del mal. Le film s’appuie sur une légende mexicaine autour d’un sifflet de la mort aztèque. La présence de Dafne Keen, actrice espagnole montante, apporte une touche locale à cette production internationale.
À l’opposé de ce spectre, le retour de Your Name sur grand écran est une aubaine pour les amateurs de culture nippone. Ce chef-d’œuvre de l’animation, traitant de l’échange de corps entre deux adolescents, reste d’une efficacité redoutable.
Les incontournables de la semaine
- Amarga Navidad : Le grand retour du mélodrame espagnol avec une distribution cinq étoiles.
- Whistle : Un thriller horrifique qui revisite les mythes précolombiens avec brio.
- Tafiti et ses amis : L’option parfaite pour les familles, une aventure animalière pleine de tendresse.
« Le cinéma espagnol en 2026 montre une maturité exceptionnelle, capable de lier des récits intimes à des enjeux universels de santé mentale. »
— Ministère de la Culture, communiqué officiel (traduction)
La transition vers les cinémas d’été
Il faut comprendre que cette programmation de printemps est la dernière grande étape avant la mutation culturelle de la ville. À Cordoue, le cinéma ne reste pas enfermé longtemps. Dès la fin juin, les célèbres Cines de Verano (cinémas d’été) prendront le relais dans les jardins du centre historique.
Actuellement, les complexes comme le Cinesur El Tablero profitent de leur technologie sonore Dolby Atmos pour attirer ceux qui veulent une immersion totale, ce que les projections en plein air ne peuvent offrir. Si vous êtes amateur de littérature, n’oubliez pas que certains de ces films font écho aux thématiques abordées lors du printemps de la littérature à Cordoue, créant un pont entre le texte et l’image.
La fréquentation des salles en 2026 montre un regain d’intérêt pour la version originale sous-titrée (Vose). Selon les données du Ministère de la Culture, Cordoue a augmenté son offre de films en VO de 12 % en deux ans, répondant à une demande croissante des résidents étrangers et des voyageurs cinéphiles.
Un refuge culturel avant la fournaise
Visiter Cordoue au printemps, c’est accepter de vivre entre deux mondes : celui de la fête en extérieur et celui du recueillement intérieur. Le cinéma joue ce rôle de sas de décompression. Quand la foule devient trop dense autour de la Mosquée-Cathédrale, s’échapper vers le centre commercial Guadalquivir pour une séance de deux heures est une stratégie d’initié que je recommande souvent. Ce n’est pas un renoncement à la culture locale, mais une manière de la consommer autrement, loin du tumulte touristique.
En 2026, le cinéma à Cordoue ne se limite plus aux centres commerciaux : avec une augmentation de 15 % des projections en version originale, la ville parie enfin sur un public international exigeant.
Questions fréquentes
Les cinémas de Cordoue proposent-ils des films en français ?
La majorité des films sont projetés en espagnol ou en version originale sous-titrée en espagnol (VOSE). Pour trouver des films en français, il faut guetter les programmations spéciales de la Filmoteca de Andalucía, située dans la Calle Medina y Corella, qui propose régulièrement des cycles de cinéma européen.
Quel est le meilleur moment pour aller au cinéma sans réservation ?
En semaine, les séances de 17h00 sont généralement peu fréquentées. En revanche, le mercredi étant le jour du spectateur avec des tarifs réduits, il est impératif de réserver vos places en ligne, car les complexes comme El Tablero affichent souvent complet pour les grandes sorties comme le dernier Almodóvar.
