- 🔥 Premier recueil de Rosario Villajos, prodige cordouane primée
- 🌀 Contes mêlant abeilles, loups-garous et adieux intimes
- 💫 La perte comme rituel andalou, entre réel et fantastique
Imaginez des abeilles suivant un homme solitaire, une mère refusant l'adieu à son fils : dans 'Cortarse el cabello', Rosario Villajos, née à Cordoue, explore la perte avec une intensité rare. Après son Prix Biblioteca Breve, cette œuvre fantastique révèle l'âme andalouse. Prêts à plonger dans ses contes avant le 18 février ? Une lecture qui transforme votre regard sur Cordoue.
Parfois, en flânant dans la Judería au crépuscule, quand les ombres s’allongent sur les patios fleuris, on sent que Cordoue cache des histoires plus profondes que les guides touristiques ne le disent. C’est là que j’ai pensé à Rosario Villajos, cette fille de la ville née en 1978, dont le nouveau recueil Cortarse el cabello sortira le 18 février chez Seix Barral. Après son triomphe avec La educación física, couronné du prestigieux Prix Biblioteca Breve en 2023, elle passe aux contes courts, et franchement, ça m’a intriguée : comment une voix aussi singulière capture-t-elle l’essence de la perte, ce thème si andalou ?
Le chemin d’une cordouane vers les sommets littéraires
Rosario Villajos n’est pas arrivée par hasard à cette place. Formée aux Beaux-Arts à Cordoue, elle a multiplié les expériences dans la musique, le cinéma, l’art et la culture, avant de signer sa première novela gráfica Face en 2017. Suivirent Ramona (2019), La muela (2021) et La educación física (2023), traduite dans plusieurs langues. Aujourd’hui à Madrid après un parcours european, elle reste ancrée dans ses racines cordouanes. Cette ville, avec ses couches d’histoires – romaines, musulmanes, chrétiennes – semble avoir nourri son imagination hybride, entre réalisme cru et fantastique discret.
Son ascension fulgurante confirme une voix unique en narrative espagnole contemporaine. Pas de facilités : ses œuvres explorent la précarité, la solitude, les corps en mutation. Et Cortarse el cabello, son premier recueil de relatos, prolonge cette veine avec une douzaine d’histoires liées par le fil de la perte.

Des personnages inoubliables au bord du gouffre
Ouvrez le livre, et vous croisez un homme traqué par un essaim d’abeilles, une jeune fille fuyant chez les Sioux, une mère s’accrochant au cadavre de son fils, ou un garçon amoureux d’un être hors norme. Ces figures, inquiétantes et mémorables, tissent des vies croisées où les secrets se partagent dans l’intimité des autres.
La editorial Seix Barral décrit cela comme un "rituel intime sur la perte – de l’innocence, des autres, du corps, du moi". La mort y est tantôt domestique, acceptable, tantôt filtrée par le surnaturel : vampires, fantômes, femmes-louves, chevelures impossibles. Pour illustrer :
- Un essaim d’abeilles comme métaphore de l’insupportable deuil.
- Des créatures hybrides qui rendent l’adieu palpable.
- Des adieux qui, paradoxalement, ouvrent des commencements.
Ces contes oscillent entre lo real y lo simbólico, avec une prose impeccable qui colle à la peau. C’est du court incisif, où chaque mot compte, comme un patio cordouan où l’on surprend une confidence.
Consultez la page officielle chez Seix Barral via PlanetadeLibros pour plus sur cette sortie attendue.
L’écho andalou dans les méandres de la perte
Pourquoi ce recueil touche-t-il si fort une voyageuse comme moi, attachée à l’Andalousie ? Parce que Villajos, sans le crier, infuse ses histoires d’une sensibilité locale. Cordoue, ville des passions extrêmes – fêtes intenses, silences des patios, Guadalquivir murmurant les regrets –, vibre dans ces pages. La perte n’y est pas abstraite : elle est charnelle, comme couper ses cheveux pour marquer un deuil, geste rituel vu dans nos traditions populaires.
Pensez aux saetas de la Semana Santa, ces cris d’adieu à la Vierge : Villajos les réinvente en prose profane. Ses personnages extraordinaires rappellent les légendes du Mezquita, où réel et divin se mêlent. Pour le voyageur culturel, lire cela avant une visite, c’est enrichir la balade : si vous passez par la Librairie Luque en centre-ville, demandez ses œuvres – une recommandation simple pour sentir le pouls local.

Chaque adieu, un fil vers l’inconnu
Au fond, Cortarse el cabello nous rappelle que la perte, en Andalousie, n’est jamais fin absolue. Elle tisse, comme les arabesques des azulejos, un nouveau motif. Villajos le dit sans pathos : toute despedida es también un comienzo. En tant que guide ici, j’ai vu tant de voyageurs renaître après une perte personnelle, lors d’une simple terrasse au bord du fleuve. Son recueil offre ça : un miroir intime pour mieux habiter Cordoue, loin des foules.
Si vous cherchez une lecture qui colle à l’âme du lieu, précommandez-le. Ça change la visite.
Questions fréquentes
Y a-t-il des événements autour de Rosario Villajos à Cordoue ?
Pas annoncés pour l’instant en 2026, mais surveillez la Feria del Libro de Cordoue en mai : les auteurs locaux y brillent souvent. Contactez l’Office de Tourisme pour updates – une signature pourrait surprendre.
Où acheter ‘Cortarse el cabello’ depuis la France ?
Précommande facile sur Amazon ou Fnac Espagne ; livraison rapide. Optez pour l’édition rústica con solapas, idéale pour les patios nomades. Astuce : Fnac offre souvent des ebooks en français pour ses précédents titres.
Ce recueil convient-il aux amateurs de Mezquita et culture andalouse ?
Absolument, ses thèmes de perte rituelle font écho aux processions pascales. Lisez-le en Judería pour une immersion doublée – transforme une promenade en quête personnelle.
