Partager 0FacebookTwitterPinterestEmail 130 L’exposition commémorative du millénaire du traité "Le collier de la colombe" au Palacio de la Merced Le Palacio de la Merced accueille depuis ce lundi l’exposition commémorative du millénaire du traité "Le collier de la colombe". Cette exposition met en valeur cette œuvre écrite par le philosophe Ibn Hazm, né à Cordoue et fils d’un haut fonctionnaire au service de la dynastie des Omeyyades. Un total de 31 œuvres constituent cette exposition, organisée par l’association de peintres Adolfo Lozano, en collaboration avec la Diputación de Córdoba. Toutes ces œuvres ont un lien commun : la culture et l’art de Cordoue sous la dynastie des Omeyyades. Chaque œuvre est accompagnée d’une citation choisie par les artistes eux-mêmes, ou d’autres auteurs ayant écrit sur la grande valeur et l’importance de cette période de notre histoire pour le reste de l’Europe. Pendant la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu ce lundi, le premier vice-président de la Diputación de Córdoba, Andrés Lorite, a salué "le grand travail réalisé depuis des décennies par cette association pour promouvoir la culture en général, et l’art pictural en particulier". Une mise en valeur de la culture des Omeyyades Concernant cette exposition, Lorite a souligné qu’elle "est une importante mise en valeur d’une période formidable de l’histoire de Cordoue, celle des Omeyyades, une période de splendeur dans les domaines culturel, artistique et scientifique". "Le traité commémoré reflète parfaitement la vie à cette époque, où coexistaient trois cultures – juive, chrétienne et arabe -, et qui doit nous faire réfléchir sur la direction que prend notre société", a-t-il ajouté. Les participants à l’inauguration de l’exposition au Palacio de la Merced. CÓRDOBA De son côté, le maire de Priego de Córdoba, Juan Ramón Valdivia, a insisté sur "l’attachement des habitants de Priego à tous les aspects culturels qui nous font grandir en tant que société démocratique, et c’était un véritable défi de présenter cette exposition à Cordoue sur une œuvre qui compte plus de mille ans d’histoire". De même, Araceli Aguilera, présidente de l’association de peintres Adolfo Lozano Sidro, a déclaré que "ces œuvres sont de différentes techniques et tailles, mais toutes sont d’une grande qualité". "Cette exposition a été très bien pensée et travaillée, et chaque artiste y a apporté sa touche personnelle", a-t-elle souligné. Vous pourriez être interessé par Saeta et passion : l’ascension d’Antonio Nieto à Malaga 7 avril 2025 Pourquoi tout le monde en parle: La Noche Negra fait vibrer Córdoba, de la Merced à la Calahorra 18 octobre 2025 Soutien aux collectifs de la province Pour conclure, la deuxième vice-présidente de la Diputación de Córdoba, Marta Siles, a réaffirmé "la nécessité de soutenir le travail de ce type d’associations, car cela dépend de la projection de propositions artistiques aussi intéressantes que celle-ci". "Ce type d’activités, organisées par la Diputación, nous permet de rapprocher la province de la capitale", a rappelé la députée. ‘Le collier de la colombe’ Le livre "Le collier de la colombe" a été daté par son premier traducteur en langue espagnole, Emilio García, vers 1022 (un siècle avant Le Poème du Cid). Il se compose de trente chapitres dans lesquels Ibn Hazm analyse les différentes situations dans lesquelles se déroule l’amour, dans une prose vive. L’écrivain appartenait à ce qui a été appelé les Éthiques de Cordoue, un groupe de jeunes d’une grande sensibilité qui cultivaient la poésie savante en langue arabe. Son plus grand souhait était de restaurer au pouvoir la dynastie des Omeyyades, sous laquelle s’est produit un épanouissement sans précédent des arts et des sciences, dans une société où coexistent les cultures chrétienne, juive et arabe. Il convient de mentionner ses profondes croyances religieuses et l’influence de la littérature arabe orientale savante. Il défend également, par moments, la singularité et la différenciation de la culture arabe par rapport au grand centre occidental, celui d’Al-Andalus. Cette œuvre, qui n’a pas connu une grande diffusion en raison des hasards de l’histoire, est un exemple du niveau culturel atteint lors du Moyen Âge, alors que le reste de l’Europe était plongé dans l’obscurité. ExpositionLittératurePatrimoine Partager 0 FacebookTwitterPinterestEmail María Fernanda González María est notre journaliste voyage basée à Cordoue. En tant que Cordouane et exploratrice du monde, elle possède un talent particulier pour connecter les voyageurs francophones à l'essence de sa ville. Sur Escapade à Cordoue, María partage ses découvertes, ses conseils d'experte locale et ses récits qui donnent vie au patrimoine et à la culture vibrante de Cordoue et de l'Andalousie. Elle explore aussi bien les ruelles historiques de la Judería que les métropoles lointaines, toujours en quête d'histoires qui relient les gens et les lieux. Ses contributions sont une invitation à voir Cordoue à travers les yeux d'une passionnée, offrant des clés pour un voyage enrichissant en Andalousie. entrée prédédente Denna et Violeta à Grenade : ‘OT 2023’ annonce de nouveaux albums avec un arrêt dans la capitale granadine entrée suivante Junior, María Terremoto et Joselito Acedo : le trio d’exception des Nuits Iconiques du Colón A lire aussi Flamenco à Cordoue : dans les coulisses du... 11 novembre 2025 Cordoue, des avant-gardes aux années 50: sur les... 11 novembre 2025 Cordoue après le coucher du soleil : une... 11 novembre 2025 Cordoue pour les amoureux des livres: librairies, patios... 11 novembre 2025 Flamenco à Cordoue: au Teatro Góngora, la sélection... 10 novembre 2025 À Cordoue, l’enfance de l’Égypte ancienne se dévoile:... 10 novembre 2025 Cordoue en mode cinéma: la Semaine du Cinéma... 10 novembre 2025 Julio Romero de Torres revient à Cordoue: l’histoire... 10 novembre 2025 Flamenco à Cordoue, entre cordes et frissons: une... 9 novembre 2025 Festival de piano Orozco à Cordoue : Bach,... 9 novembre 2025